Carnets de Voyages

Le CANADA d'Ouest en Est par Jean-Marie Zimmerman

Michèle et René à Prague

Après avoir traversé l'Amérique du Sud du nord au sud par la Cordillière des Andes, Jean-Marie Zimmerman tente la traversée à vélo du Canada de l'ouest en Est.



Correspondances

11 juin 2019

En allant vers les Rocheuses


Bonjour à tous, 

En quittant Victoria, capitale de la Colombie Britannique (et non Vancouver), Point 0 de la Transcanadienne, ville profondément urbaine mais également calme et souriante avec ses jardins fleuris et son art de vivre à l'anglaise, après une belle traversée en ferry le long de l'île de Vancouver (et autres îles), on rejoint Vancouver, la ville la plus peuplée du Canada avec ses 2,5 millions d'habitants (50% d'origine étrangère) et principal port du pays, à l'architecture electique où cohabitent des lignes ultramodernes et de sympathiques immeubles anciens, jeune et dynamique, à l'intense vie socioculturelle, alliant grands projets, douceur de vivre et culture écolo...

En sortant lentement de l'agglomération au trafic constant on plonge peu à peu dans une nature grandiose et démesurée où parcs nationaux et provinciaux se succèdent jusqu'aux Rocheuses... D'immenses panoramas de crêtes montagneuses, une profondeur sauvage... Un territoire appartenant à l'origine aux Amérindiens (First Nations), à l'histoire douloureuse et aux conditions de vie difficiles...

Jamais loin de la frontière américaine (49 ème parallèle jusqu'aux Grands Lacs) on longe la rivière Fraser, l'un des deux filons de la ruée vers l'or en Colombie Britannique (1858), on traverse la petite ville de Hope parsemée de sculptures de bois taillées à la tronçonneuse (où furent internés 20.000 Japonais par souci de revanche après Pearl Habour et où fut tourné le premier Rambo !), puis, après avoir goûté aux vins de l'Okanagan Valley, on découvre, à 3 km de la frontière, le climat sec et chaud d'Osoyoos (très touristique avec son lac semblant coupé en deux, départ de la route des vins !)

Plus loin s'enchaînent cols, parcs et autres lacs, comme le Christina Lake et le très long Kootenay Lake (traversée gratuite sur ferry la plus longue au monde !, 35 minutes dans un paysage somptueux...).

Cranbrook, ville-supermarché sans intérêt (comme souvent), Kimberley (quelques chalets bavarois !), Skookumchuch (gros village dont on ne retient que le nom imprononçable), les sources chaudes de Fairmont Hot Springs et Radium Hot Springs... les Rocheuses, les Rocky Mountains se dressent devant nous...

La vie est belle
Jean Marie   


22 juin 2019

Les Rocheuses, 

le summum d'un voyage dans l'Ouest Canadien. 

Des Alpes aux dimensions multipliées. Un parcours spectaculaire avec d'inoubliables panoramas. Grandiose, somptueusement et simplement grandiose... 

On sue dans les sources chaudes de Radium Hot Springs, on sue également dès l'entrée du Parc Kootenay, en sortie de ville, et le Sinclair Canyon aux falaises ocre rouge fréquentées par les mouflons... et les touristes. 

Le col Sinclair, 1.486 m, offre une merveilleuse vue sur la large vallée de Kootenay délimitée par un arc infini de montagnes (rivière, quelques lacs, traces de gigantesques feux de forêt qu'on laisse parfois se développer pour combattre l'invasion du Mountain Pink Beetle, un petit scarabée qui adore les vieux arbres). Une balade vers les Paint Pots, les pots de peinture, sources minérales saturées en oxydes ferreux offrant des eaux d'un vert changeant et colorant le sol d'infinis dégradés ocre rouge... 

Une virée vers Banff, assez chic et très touristique (3 millions de visiteurs par an pour 8.000 habitants !) et vers Canmore, qui connaît un boum sans précédent depuis les Jeux Olympiques de Calgary en 1988 (de 3.200 à 15.000 habitants en 30 ans !), ville offrant de magnifiques balades dans les montagnes environnantes. 

Lente randonnée vers le Nord (c'est tellement beau qu'on freine sa progression, et il y a de nombreuses auberges rustiques dans des lieux enchanteurs), par Castle Mountain, énorme masse rocheuse aux formes pyramidales (quelques lacs... et des caribous), par Lake Louise, gros carrefour commercial, véritable verrue touristique dans ces éblouissantes montagnes qui embrassent son lac éponyme (et son célèbre hôtel) aux eaux émeraude dans un cirque de versants rocheux couverts de sapins..., plus loin le superbe lac de Moraine... 

Vers Jasper, ville de 5.000 habitants, plus tranquille et moins touristique que Banff, avec les 236 km de la Route des Glaciers.

Une succession de panoramas grandioses, alternance de lacs émeraude, glaciers spectaculaires, chutes tumultueuses, crêtes acérées et forêts impénétrables. Un rêve pour tout randonneur pédestre ou cyclo. Lieu de rencontres d'une faune très diversifiée. 

Des moments privilégiés. Plusieurs wapitis au corps brun et aux bois inclinés vers l'arrière, quelques orignaux à la masse imposante et aux bois plats et larges, de nombreux cerfs mulet au pelage gris, des bandes de mouflons, quelques chèvres au pelage blanc, quelques coyotes et loups... Icefield Centre, grand complexe commercial, une ruche de touristes, face au Columbia Icefield, imposante calotte glaciaire qui alimente des rivières se jetant dans trois océans (Atlantique, Pacifique et Arctique)... 

Panoramas vertigineux... Evidemment tout est déraisonnablement cher... 

A quelques mètres, une silhouette... belle et massive, la démarche chaloupée !... Un magnifique grizzly à la fourrure de teinte canelle (parfois la teinte vire au noir)... Seuls, nous deux... Un beau moment de vie... Plusieurs minutes (à s'admirer mutuellement ?)... De belles photos, la rencontre avec une star... Une envie de se fondre dans cette fourrure (soyeuse ?, peut-être pas vraiment conseillé, mais...). 

La vie est belle. Inoubliable moment avec Albert (en Alberta on prénomme les ours Albert ou Alberte, en Colombie Britannique, Colombin ou Colombine, du moins je suppose...). 

Plus loin sur un arbre perché, tranquilles à déguster des baies, une ourse noire et son ourson. Le temps de quelques photos, grincements de pneus et horde sauvage de touristes. Féerie brisée... 

Plus loin scène identique avec une autre horde... A quand le retour à la guillotine, les traditions se perdent... 

A nouveau seul, un ours noir traverse calmement la route... D'autres rencontres... Magnifique de côtoyer le monde animal dans le silence de l'immensité... 

David Thompson, le plus grand géographe de tous les temps, après avoir été commis à la traite des fourrures, a parcouru de 1792 à 1812 plus de 90.000 km en canoë, en traîneau à chiens, à cheval et en raquettes, cartographiant un territoire de 3,9 millions de km2 du continent nord américain ! En 1814 il termina sa grande carte du Nord-Ouest en utilisant des instruments aujourd'hui jugés très simples : " Ma trousse d'instruments se composait d'un sextant d'un rayon de dix pouces avec mercure et lunettes parallèles, d'un excellent réfracteur achromatique, d'un autre réfracteur de moindre qualité pour tous les jours, d'un nécessaire à dessin et de deux thermomètres. " 

Toute une belle et riche vie d'aventures... La vie est belle Jean Marie


1 juillet 2019

Morne plaine puis vertes prairies...

Petit dessert avant de se lancer vers l'Est : un retour en arrière dans le Parc de Jasper de 1oys50 km, avec une nouvelle grimpée du Sunwapta Pass, 2.030 m, plus impressionnant mais un peu moins haut que le Bow Pass qu'on évite en allant sur Nordegg. 

Autre vision de ces magnifiques panoramas. Ambiance de refuge de montagne dans cet environnement sauvage sous les pins... en profitant du sauna... quand la température baisse rapidement. Au petit matin, salutations d'un charmant bonhomme de neige, avant de s'élancer vers le sommet sous le soleil, puis, lors des derniers kilomètres, dans des bourrasques de neige et de grêle (sous le regard ahuri de quelques touristes calfeutrés dans leurs véhicules). 

Merveilleux contraste... Prudente descente avant une belle éclaircie. 

Devant, un long ruban bitumé se profile, longeant la rivière Saskatchewan (un moment un très beau lac). 

Puis peu à peu les Rocheuses s'effacent au profit de forêts jusqu'au village de Nordegg, longtemps grand centre de production de charbon, puis Rocky Mountain House, base de départ de nombreux explorateurs vers les Rocheuses et l'Océan Pacifique (centres de négoce : Compagnie de la Baie d'Hudson, Compagnie du Nord-Ouest). 

Les Prairies s'étendent sur l'Est de l'Alberta, le Saskatchewan (rivière rapide en langue crie) et le Manitoba (passage dü Grand Esprit en langue crie). 

Vaste plaine vouée à l'élevage et à l'agriculture, notamment de blé, une immensité infinie où se dressent régulièrement des puits de pétrole (vastes gisements surtout plus au Sud dans la région de Calgary) et que traverse une ligne de chemin de fer reliant Vancouver à Toronto empruntée par d'interminables convois de wagons de fret et parfois de voyageurs. 

Dans cette interminable immensité, une vallée, impropre à l'agriculture, les Badlands (mauvaises terres), paysage ruiniforme et raviné de terrains argileux... Et une ville de 8.000 habitants, Drumheller, avec son étonnant et gigantesque Royal Tyrrell Museum dédié à la paléontologie (80.000 spécimens, une quarantaine de squelettes complets de Dinosaures)... Superbe et très instructif... D'autant plus qu'on se sent tout petit... 

Toujours cet interminable ruban bitumé dans un isolement total, excepté le trafic routier (des fermes isolées, quelques villages, quelques petites villes... à l'architecture souvent identique, des centres commerciaux, des stations essence, des hôtels, un office de tourisme, souvent l'un des seuls bâtiments avec un style...). 

Puis Saskatoon, une agréable ville de 300.000 habitants, le "Paris des Prairies" avec ses 7 ponts (université, théâtres, musées, parcs et sentiers riverains, sièges de la plus grande entreprise de production de potasse au monde, de la plus grande entreprise de production d'uranium au monde...)... 

Toujours cet interminable ruban routier balayé par le vent... Jouissif lorsque le vent pousse, énervant lorsqu'il souffle de côté, harassant et usant lorsqu'il souffle de face... Parfois la pluie, le froid... 

Peu à peu le paysage s'humanise... avec plus de villages, puis le Duck Mountain Park (et Madge Lake), la petite ville de Dauphin et ses statues commémorant l'immigration ukrainienne, le village de Sainte Rose du Lac (immigration française), plus loin forte communauté allemande, plus loin islandaise (village de Reykjavik)... 

Et Winnipeg, et ses 800.000 habitants, capitale du Manitoba (centre historique, rivières Rouge et Seine, nombreux parcs, importante communauté française dans le quartier Saint-Boniface, merveilleux musée des droits de la personne...). Une ville culturelement et sportivement agréable au climat très continental avec ses hivers froids et secs (moyenne de - 25°C) et ses étés chauds et assez pluvieux... 

Toujours vers l'Est... La vie est belle Jean Marie

14 08 2019

Pensées vagabondes au pays de maringuins


Quittant Winnipeg et le Manitoba vers l'Est on rejoint vite l'Ontario, coeur géographique du Canada, un vaste territoire bucolique de prairies, de fermes, de marécages et surtout de forêts. Province deux fois plus grande que la France (traversée par deux fuseaux horaires !), la plus active du pays tant sur le plan industriel qu'agricole (plus forte densité de population du pays avec 15 millions d'habitants sur 37 millions). 

Plus de 250.000 lacs renfermant le cinquième des réserves d'eau douce mondiale !, une nature sauvage, belle, immense, intemporelle... Pays des trappeurs et coureurs des bois ! Le rêve pour ceux en quête d'aventure !!! Peut-être moins en hiver, et encore... 

En prenant dès que possible des itinéraires parallèles aux grands axes routiers, parfois de grandes boucles sur des routes cabossées, on plonge dans un bel isolement au milieu d'une nature merveilleusement envoûtante (qui parfois peut être hostile). Ce qui incite beaucoup à la réflexion... 

Après Thunder Bay, ville aux stigmates d'un passé industriel important, et Nipigon, petite ville carrefour, poursuivant par le Nord par Hearst et Cochrane (évitant ainsi le gros trafic routier le long du Lac Supérieur), un long ruban bitumé aux accotements aménagés pour vélo, peu vallonné, peu fréquenté par l'homme, mais beaucoup par les maringuoins (moustiques), simulés (mouches noires), tiques et autres bestioles qui s'amusent à vous transpercer la peau... Ce qui pousse souvent à pédaler plus vite ? mais surtout plus longtemps, pour traverser plus vite... Et incite encore plus à la réflexion, avec souvent parfois, une simple question "Mais qu'est-ce que je fous ici ?" 

En somme un beau résumé de la vie... 

De très belles rencontres dans ces "immenses immensités"... Moments privilégiés quand on prend le temps, le luxe du temps, le seul luxe, le temps de prendre son temps... 

Était-ce vraiment nécessaire d'inventer la montre, de séparer et de quantifier le temps ? Le temps doit-il être compté ou simplement conté ? Est-ce plus agréable de conter et raconter que de compter, recompter et décompter d'autant plus qu'on n'arrive jamais à son compte, même en comptant bien, mais on raconte toujours bien en contant bien... 

Également la trace de l'homme... la pollution aux abords de routes, de chemins. Et parfois une voiture improbable d'un autre siècle... 

L'homme est-il juste un animal idiot qui se dit intelligent et qui pollue ? 

En observant la vie domestique côtoyer la vie sauvage, autres interrogations... Petite émotion personnelle en traversant la petite ville de Englehart, ancien important noeud ferroviaire (exposition de la dernière locomotive à vapeur utilisée dans la région). 

En flirtant avec la Rivière des Outaouais, frontière naturelle entre l'Ontario et le Québec, on croise un pan de vie de 300 ans d'histoire, le Fort Temiscamingue, ancien important poste de traite (rivalité franco-anglaise pour le monopole de l'important commerce de la fourrure aux XVII et XVIIIème siècles). Moment d'émotion. 

Plus loin, côté Ontario, une petite route de rêve pour arriver à la petite ville de Mattawa... Plus tard, autre moment de rêve, côté Québec... Autres moments privilégiés... Ottawa (échange sur la rivière en langue algonquine), situé en Ontario, capitale fédérale depuis 1857 sur décision de la Reine Victoria, bilingue, 900.000 habitants, incontournable avec son majestueux Parlement, son Canal Rideau, classé à l'Unesco,... et ses pistes cyclables. 

A bientôt la Belle Province 

La vie est belle Jean Marie


Vive le Québec libre......

Le Québec a une histoire qui se confond avec le Canada. 

Le fleuve Saint-Laurent (1.140 km, source dans les Grands Lacs), au débit extraordinaire qui équivaut à ceux du Rhin, de la Volga et du Nil réunis, constitue la principale voie de pénétration du territoire et offre toujours un rôle primordial dans le développement du pays. A son embouchure dans le golfe, entre la Côte Nord et la Gaspesie, sa largeur atteint 130 km !!! 

Au Nord, le Bouclier Canadien, très vieille cordillère largement arasée par les glaciers, s'étend des deux côtés de la Baie d'Hudson (80 % du territoire québécois, nombreuses forêts, immense réservoir hydrographique). 

Au Sud-Est, la Gaspesie, dernier hoquet des Monts Appalaches... Montréal, 2 millions d'habitants, un kaléidoscope de quartiers à l'atmosphère bien différente, un étonnant mariage de communautés et une douceur de vivre... Des habitants affables, des petits commerces, des cafés où on prend son temps... Autour, enlaçant les gratte ciels, un réseau d'autoroutes et de larges avenues... 

A l'Est de Montréal, l'Estrie, très belle région vallonnée parsemée de lacs (nombreuses résidences secondaires des Montréalais, kyrielle d'auberges et restaurants gastronomiques dans de belles maisons victoriennes) : l'élégant fortin du Fort Chambly (musée très pédagogique), Magog et son lac, Sainte Catherine de Hatley et sa célèbre côte, Sherbrooke avec ses impressionnantes peintures murales et sa célèbre entreprise de bagagerie vélo... 

Québec, 600.000 habitants, une vieille ville séduisante regardant de haut le Saint-Laurent, classée au Patrimoine mondial de l'Unesco, unique dans l'Amérique des gratte ciels. Un charme, un flot continuel de touristes, une ville que l'on visite aisément à pied... 

Direction la Gaspesie (en langue micmac "gespeg", là où finit la terre), une péninsule ceinturée de 3.000 km de côtes baignées par l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Population presque exclusivement francophone, très attachée à ses traditions... Des richesses topographiques et naturelles, le sourire et la gentillesse naturelle des Gaspesiens... 

La mer omniprésente, avec ses histoires et ses légendes, ses récits de naufrages, ses colonies d'oiseaux et ses mammifères marins... Les montagnes et collines, où coulent les rivières à saumons, recouvertes de forêts où se réfugient orignaux, castors, caribous et ours... Faire le tour de la Gaspesie à vélo, de Sainte Flavie à Matapedia (700 km, très vallonné parfois, paisibles villages et grosses exploitations agricoles modernes, quelques villes modestes reliées à la rive opposée par des traversiers)... une beauté, une authenticité, une identité, un enchantement... 

Si les Québécois sont francophones ils ne sont certainement pas français (fossé des siècles et de l'Océan Atlantique, différence d'état d'esprit, mentalité nord-américaine). Mais depuis 1977 le français est la seule langue officielle au Québec et les Québécois, qui n'ont cessé de se battre en faveur de leur langue, traduisent systématiquement les anglicismes... 

En fin de semaine (et non durant le week-end), on magasine (on ne fait surtout pas du shopping !). D'ailleurs on écrit de beaux courriels (et non de vulgaires e-mails) et on se repose dans une poétique chaise berçante (et non dans un rocking-chair, même s'il est confortable). 

Parfois on reste surpris par la structure : "Tu veux-tu ?", "Tu penses-tu ?", "Ça se peut-tu ?" Et les trois repas se déclinent en déjeuner, dîner et souper, et non en petit déjeuner, déjeuner et dîner... Dans une salle à manger (et non au restaurant, quoique !) on prend un breuvage, on utilise des ustensiles (et non des couverts)... Surtout on va régulièrement chez le dépanneur (la petite épicerie de proximité), au bar laitier ou à la crémerie (le marchand de glaces) et à la tabagie (le bureau de tabac)... souvent achalandé (plein de monde et non de produits), et où les produits sont offerts (proposés et non pas gratuits). Parfois c'est d'ailleurs dispendieux (c'est cher)... Mais surtout on jase ou on placote. On ne bavarde pas comme chez ces maudits français... Autour d'un foyer (et non de la cheminée), rarement auprès du calorifere (le radiateur), les pieds dans des gougounes (les chaussons) et la tête dans une tuque (un bonnet)... Au Québec il ne pleut pas et il ne fait pas froid, non, y mouille et y fait frette ! Et parfois y fait vraiment frette !!! Et lorsqu'on est réchauffé, c'est qu'on est ivre ! De plus quand on sort on ne s'habille pas, on s'égreye, et on se met sur son 36 (et non pas comme en France sur son 31, question de pointure !). 

Mais surtout, oui surtout, on tombe en amour (to fall in love). Et ça c'est l'fun ! 

La vie est belle 

Jean Marie